26 avril 2009

HADOPI n'a pas été rejetée par les socialistes

Juste un coup de gueule rapide contre les médias et tous les imbéciles qui répètent la propagande de l'UMP.

Lors du rejet de la loi HADOPI les socialistes n'étaient pas en majorité dans l'hémicycle. La Majorité Présidentielle avait la moitié des députés (18 en comptant le Nouveau Centre sur 36 députés) et en comptant d'autres députés non inscrits, comme Nicolas Dupont-Aignan, la droite était majoritaire.

Le texte a été rejeté par ce dernier et deux députés UMP, opposés à HADOPI depuis le début, ainsi que Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) qui a craqué à la fin et voté contre à cause du retour de la double peine (coupure de l'accès interent mais amende indirecte en continuant à payer l'abonnement). Du côté de l'opposition, notons la présence de plusieurs partis différents, incluant des Verts (Martine Billard je t'aime !) et probablement des Communistes, il n'y avait donc pas tant de socialistes que ça…

Au final malgré une domination de la droite (19 voix sur 36) le texte sera rejeté par 4 de ces députés dont 2 UMP, permettant la manœuvre de quelques députés de l'opposition (pas seuleument socialistes, rappelons-le) de faire changer la donne en sortant de derrière leur rideau, et un rejet à 21 voix contre 15.

Ce qu'il faut en retenir surtout, c'est que les députés UMP ne sont pas du tout emballés par ce texte. Personne dans l'hémicyle ne s'y connait vraiment d'un point de vue technique, mais tous les députés sont assaillis de mails de leurs électeurs les prévenants des grosses failles dans la loi. Et la façon dont Christine Albanel a répondu à leurs questions ou à celle de leurs collègues de l'opposition, en esquivant le sujet ou en se retranchant derrière ses pétitions d'artistes (complètement bidonnées d'ailleurs), ne les a pas franchement rassurés.

Un groupe de députés UMP est même sorti de la salle quelques minutes avant le vote, protestant pas trop ouvertement contre la loi. Ce sont eux qui auront finalement fait pencher la balance, et pas la demi-douzaine d'élus de gauche appelés au dernier moment, lorsqu'on a réalisé qu'une manœuvre était possible.

Ce sont ces députés UMP qui en exprimant leur scepticisme ont permis le rejet d'HADOPI. Ils méritent presque autant de remerciements que les députés qui ont voté contre quelques instants plus tard.

1 Comments:

Blogger souklaye.sylvain said...

1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/

dimanche, 26 avril, 2009  

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